
Les parlementaires sont convoqués à l’Assemblée nationale ce jeudi 4 décembre 2025 afin d’étudier le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Cette séance plénière intervient après que la commission budgétaire a adopté, lundi 1er décembre, le rapport général des travaux budgétaires.Une seconde phase cruciale du processus parlementaire, succédant à l’étape d’analyse des budgets ministériels et institutionnels. Les élus ont ainsi pu appréhender les orientations stratégiques portées par chaque département ministériel et institution, tout en évaluant leur contribution à la politique nationale de développement. Ces discussions ont permis de formuler des plaidoyers, d’émettre des recommandations et de soulever des observations visant à améliorer la gouvernance. Le niveau d’exécution des budgets sectoriels de l’année en cours a également fait l’objet d’une attention particulière.
Pour mémoire, le projet de budget 2026 s’élève à 3 783,984 milliards de francs CFA, contre 3 551,005 milliards en 2025, soit une progression de 6,6%. Les parlementaires ont constaté durant leurs travaux que son élaboration s’inscrit pleinement dans la vision 2060, visant à consolider les acquis de la décennie 2026-2035. Les priorités identifiées reflètent fidèlement le programme d’action gouvernemental 2021-2026, en conformité avec le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2026-2028, présenté aux députés lors de la séance plénière du 27 juin 2025.
Ce budget s’adapte au contexte géopolitique international actuel, marqué par le conflit ukrainien, les tensions au Moyen-Orient et la récente hausse des droits de douane américains. Au niveau régional, il intègre les défis sécuritaires auxquels font face les pays du Sahel ainsi que l’instabilité du Naira.
Des perspectives encourageantes se dessinent néanmoins concernant l’amélioration de la croissance économique, portée par une augmentation attendue de la demande intérieure dans plusieurs secteurs clés : transport, tourisme, hôtellerie et travaux publics. Le déficit budgétaire prévu pour 2026 est estimé à 2,7% du PIB, contre 2,9% anticipé pour fin décembre 2025.
Le projet reconduit certaines mesures existantes tout en introduisant de nouvelles dispositions, accordant une attention particulière à plusieurs domaines prioritaires. Dans l’éducation, il prévoit la distribution de manuels scolaires et cahiers d’activités aux élèves, la gratuité totale de la scolarité en maternelle, ainsi que l’extension du programme national d’alimentation scolaire à l’ensemble du territoire, avec l’objectif ambitieux de fournir deux repas chauds quotidiens.
D’autres axes majeurs comprennent la création d’universités thématiques, la finalisation du centre hospitalier international de Calavi, l’intensification des campagnes de vaccination, le renforcement de la santé communautaire, la prise en charge des besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, et le développement des filières agricoles.
Fidèle KENOU

