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Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche : Adin Yeton Bloukounon Goubalan s’installe et annonce une révolution verte

Le processus de passation de charges au sein de la nouvelle équipe gouvernementale s’est poursuivi à la Cité ministérielle de Cotonou ce mardi 26 mai 2026. La salle de conférence du bâtiment F a servi de cadre à l’installation officielle d’Adin Yeton Bloukounon Goubalan au poste de ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Il succède à Gaston Cossi Dossouhoui, qui dirigeait ce secteur stratégique depuis près d’une décennie.

Avant la signature des documents administratifs, les deux hommes d’État ont consacré la matinée à une séance de travail approfondie pour analyser les dossiers prioritaires du secteur. Gaston Cossi Dossouhoui, qui avait pris les rênes de ce département le lundi 30 octobre 2017 en remplacement de Delphin Koudandé, quitte ses fonctions.

Lors de son allocution d’adieu, le ministre sortant a exprimé sa satisfaction quant à la méthode de transition adoptée avec son successeur. « Je suis particulièrement heureux de vous transmettre le témoin. Nous avons passé la matinée à décortiquer les dossiers du secteur et à mettre à votre disposition les informations pour mieux diriger le secteur. Je ne voulais pas signer tout simplement le procès-verbal », a-t-il souligné.

Gaston Cossi Dossouhoui a saisi cette occasion pour exprimer sa gratitude envers les plus hautes autorités de l’État. « Je rends un hommage mérité au président Patrice Talon pour la confiance qu’il a placée en moi à maintes reprises. Je salue aussi son épouse, madame Talon. Au président de la République, Wadagni, je voudrais souhaiter un bon vent », a-t-il poursuivi avant de s’adresser directement au nouveau ministre en lui rappelant l’immensité de la tâche. « Monsieur le ministre, le secteur est vaste avec des compétences variées. Mais avec l’organisation et la méthode, vous réussirez. Les acteurs sont prêts », a-t-il affirmé.

Dès sa prise de parole, Adin Yeton Bloukounon Goubalan a marqué la solennité de l’événement. « C’est un jour très important pour le département ministériel. Il me revient avec honneur de prendre la fonction. Je mesure pleinement la portée de cette mission », a-t-il déclaré, déclinant sa vision globale face aux mutations géopolitiques mondiales et aux vulnérabilités des petites économies qui imposent une anticipation rigoureuse. Le nouveau ministre a redéfini les contours de sa feuille de route. « Le secteur agricole n’est pas un secteur économique simple, mais un secteur de sécurité nationale, de souveraineté. Et sans la paix sociale, il n’y a pas de développement », a-t-il insisté.

Le ministre entrant n’a pas manqué de saluer le bilan de son prédécesseur. « J’étais un très grand administrateur de vos prouesses, les performances enregistrées, Monsieur le Ministre. Je suivais les fruits de vos efforts, là où j’étais. Vous avez beaucoup fait et nous allons garder ce flambeau », a-t-il indiqué. Il a toutefois rappelé que les défis structurels demeurent importants, pointant du doigt les pertes post-récoltes comme l’un des freins majeurs à la rentabilité des producteurs.

Huit axes prioritaires pour conquérir les marchés régionaux

Se tournant vers l’avenir, le ministre Goubalan a invité les acteurs à saisir le potentiel du marché régional, qualifiant le dynamisme des femmes et des jeunes béninois de force motrice, et le Nigeria voisin d’opportunité stratégique majeure. « J’exprime ma reconnaissance au chef de l’État qui a placé cette confiance en moi et cette confiance sera honorée par le travail bien fait. L’heure est à une profonde révolution de notre agriculture, la concrétisation du Bénin vert qui apporte prospérité à nos producteurs », a-t-il martelé.

Pour matérialiser cette ambition, le nouveau patron de l’Agriculture a annoncé le déploiement de huit priorités d’action. Tout en tendant la main à l’ensemble du personnel et des partenaires du secteur pour bâtir une économie rurale résiliente, il a fixé des exigences managériales strictes basées sur quatre piliers : la discipline, l’innovation, la proximité et la culture obligatoire du résultat.

Augustin HESSOU

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